ERB met son imagination au service des lecteurs.

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Un petit texte pour vous, comme ça...

Voici un petit conte que j'ai écrit pour un groupe mixte.

Une plume couleur de nuit. 

Dans une forêt merveilleuse et magique vivent cinq fées.

La mère des fées et ses quatre jeunes filles : Matalva, Pétronille, Cannelle et Lucilia. Trois d’entre elles sont douces et gentilles, mais la quatrième, Matalva, est toujours de méchante humeur. Elle déteste sa condition de fée. Elle ne veut pas passer sa vie à veiller sur le bonheur des gens de la contrée.

Elle invente des farces plus malveillantes les unes que les autres. Bien entendu, ce qui doit arriver, arrive : Matalva  fait une bêtise de trop et un matin, elle se réveille avec une énorme pustule sur le nez.

La mère des fées lui explique qu’elle doit quitter leur maison puisqu’elle se transforme en sorcière.

— Les fées sont douces et agréables, mais, toi, tu n’es que méchanceté. Tu dois vivre loin de nous.

La mère des fées est très triste de voir partir sa fille, mais elle ne peut rien pour cette dernière, car elle n’a pas le pouvoir de changer le caractère des gens.

                Matalva, très rancunière, en veut à ses sœurs, qu’elle rend responsables de son isolement. Elle décide de se venger. Elle s’installe dans une vieille masure, au cœur de la forêt, et échafaude un plan pour sa vengeance.

— Je possède les mêmes pouvoirs que mes sœurs. Si je leur tends un piège, je pourrai facilement les transformer en insignifiantes grenouilles ! Ha ! Hahahaha !

Les trois gentilles sœurs aiment à se promener. Chacune affectionne un parcours bien particulier et Matalva les connait. Elle sait donc où trouver ses soeurs...

Un matin, Pétronille ramasse des herbes aromatiques, quand elle entend un hennissement affolé. Elle découvre un pauvre cheval attaché à un arbre, qui cherche désespérément à se mordre le dos. Comme elle est une fée, elle sait parler aux animaux.

— Qu’y a-t-il donc petit cheval ?

— Ça me gratte !

— Attend, je vais grimper sur ton dos.

Une fois sur l’animal, elle le flatte, retire le poil à gratter que quelqu’un a posé sur sa robe et le gratouille du bout des doigts.

— Comme ça fait du bien ! Pour te remercier, je vais me mettre à ton service et t’emmener partout où tu voudras.

Pétronille n’a pas vraiment besoin d’un cheval pour se déplacer, mais elle accepte.

— Tu seras mon ami, si tu le veux bien.

                Cannelle entend des jappements, alors qu’elle cueille des baies pour faire une bonne tarte. Un petit chien se dirige en boitant dans sa direction. Comme elle est une fée, elle sait parler aux animaux.

— Qu’y a-t-il donc petit chien ?

— J’ai une épine dans la patte, je ne peux plus poser le coussinet sans avoir atrocement mal.

La gentille fée lui propose de l’aider, distrait l’animal pour qu'il pense à autre chose et retire vivement l’aiguille.

— Ça va bien mieux ! Je peux marcher à nouveau. Pour te remercier je vais rester à ton service et veiller sur toi.

Cannelle n’a pas vraiment besoin que l’on veille sur elle, mais elle accepte.

— Tu seras mon ami, si tu le veux bien.

                Lucilia ramasse des champignons, lorsqu’elle remarque des branches qui s’agitent. Elle s’approche et trouve un pauvre lapin angora, qui s’est pris les oreilles dans un piège posé là. Comme elle est une fée, elle aussi, elle sait parler aux animaux.

— Mon pauvre ami ! Te voilà en bien mauvaise posture ! Laisse-moi t’aider.

Elle retire le fil de fer qui retenait l’animal.

— Je suis à nouveau libre ! Pour te remercier, je vais me mettre à ton service et te réchauffer avec ma longue fourrure.

Lucilia n’a pas vraiment besoin qu’on la réchauffe, mais elle accepte.

— Tu seras mon ami, si tu le veux bien.

                Comme tu t’en doutes, les animaux ont été ensorcelés et placés là par la vilaine Matalva !

Les fées ramènent leurs animaux à la maison et leur mère les accueille avec le sourire.

— Cela ma rassure que vous ayez de nouveaux amis. Justement, je dois m’absenter demain à l’aube et je ne rentrerai que tard dans la nuit. Ces animaux vous tiendront compagnie et veilleront sur votre tranquillité.

Le cheval a son box dans l’écurie, juste devant, le chien a sa niche, à côté de la niche, le lapin a son clapier, chacun restant libre de ses mouvements.

Matalva voit tout ce qui se passe au travers des yeux du cheval, du chien et du lapin.

— Je vais pouvoir m’y rendre demain, se dit-elle en se frottant les mains.

Pendant la nuit, sans que quiconque s’en aperçoive, une plume, de la même couleur que le ciel, descend des nuages et frôle doucement les trois animaux endormis. Elle dépose un peu de son duvet sur leurs dos puis rejoint la main de la vilaine Matalva.

Le lendemain, les sœurs disent au revoir à leur mère et courent dire bonjour à leurs nouveaux amis. À peine ont-elles chacune caressé leur animal qu’elles se sentent bizarres et se figent comme des statues. C'est le moment qu'attendait leur méchante soeur et elle apparaît auprès d’elles.

— Alors mes sœurs ? On ne fait plus les malignes n'est-ce pas ? Vous êtes à ma merci, à présent !

Pétronille, Cannelle et Lucilia tournent des yeux ronds, mais ne peuvent ni bouger, ni même parler. Matalva sort sa vilaine baguette magique et veut transformer ses sœurs en pauvres grenouilles. Mais le chien se précipite sur elle pour lui mordre le bras ! Pendant ce temps, le lapin lui mordille les mollets ! Alors qu’elle se penche pour se débarrasser de ces petits empêcheurs de se venger en rond, le cheval lui décoche une formidable ruade sur les fesses, ce qui lui fait lâcher sa baguette et l’envoie valdinguer plusieurs mètres plus loin.

Pour être certain qu’elle ne se relèvera pas, le cheval hennie et s’assoie sur son dos.

                Lorsqu’elle rentre chez elle, la mère des fées assiste à un étrange spectacle :

Ses filles sont figées et seuls leurs yeux écarquillés accueillent avec joie son retour. Le cheval est assis sur l’arrière-train de Matalva qui remue rageusement les pieds, le chien lui grogne dessus et le lapin est assis sur la tête du cheval !

Très vite, la mère des fées libère ses filles de l’enchantement de Matalva et se résigne à enlever tous ses pouvoirs à sa méchante sorcière de fille.

Matalva vivra dans la forêt en ayant tout oublié de son passé, elle restera toujours grincheuse, mais ne pourra plus jamais faire de mal à personne.

Les animaux resteront toujours près de leurs amies les fées.

Cette histoire nous prouve bien que tous les maléfices du monde ne peuvent rien face à la force de l’amitié.

 

Elisabeth Reininger-Brissy

 

 

ERB écrit des romans, des contes pour enfant et des livres personnalisés.

 

Un livre personnalisé est une histoire que je crée juste pour vous, sur le thème que vous m'aurez demandé. Vous m'envoyez des photos et je vous crée des illustrations au travers desquelles le destinataire, devenu le héros de l'histoire, se reconnaîtra.

Chaque livraison se fait sous la forme d'un livre illustré (la taille  et le nombre de pages varient suivant l'histoire demandée et l'âge du destinataire)cousu main ou agrafé.

 

Mes romans :

« Magie et mondes parallèles, quand l’irréel touche le quotidien » 2007

« Nicolas et le bateau de Maxime » 2009

« L’enfant aux quatre vies » 2013 

Recueil de contes :

« 15 contes en ERB » 2012

06-79-90-95-86

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19/05/2013
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