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Concours? Qui veut une nouvelle histoire?

Donnez-moi vos mots, je me sens l'âme créatrice. Je sélectionne les dix premiers mots et je crée une histoire nouvelle.

A vos stylos !

Merci beaucoup pour es réponses nombreuses sur facebook et sur le blog.

Voici vos mots ( bon, d’accord, il y en a un peu plus de dix.... )

Falaise : Magalie

Libellule : Julie

Sérénité : Nadine

Ribambelle : Delphine

Amitiés : Laurence Poirot

Bonheur : Amélie

Joie : Liliane

Etoile : Dominique

Fée : Sandrine ducos

Équilibre : Séverine Venet

Chandeleur : Severine venet

Senteur : Domi

Elfe : Domi

Sur la branche : Nathalie efpdc

Globe-trotter : Allan

Philanthrope : Martial

Confiance : Nanou

 

Et voici  l'histoire...

 

Carrie était une jeune fille de bon sens, pas du tout excentrique comme la plupart de ses amies, mais elle se sentait différente, d’une autre manière. Sans avoir à faire des folies pour se distinguer des autres, elle sortait du lot.

Il était clair qu’elle possédait une aura. Cette même onde qui la suivait partout et qui attirait discrètement les libellules lorsqu’elle se promenait dans les prairies qu’elle affectionnait. Ces ballades étaient un rituel, une habitude à laquelle elle n’aurait dérogé pour rien au monde ;

Depuis son petit chez elle, jusqu’à la falaise où la conduisaient chaque fois ses pas, elle ne voyait plus personne, ne pensait plus aux siens, elle était juste là, en harmonie avec les êtres qui l’entouraient…

Quoi qu’il arrive, où qu’elle soit, Carrie n’était jamais seule. Elle abordait toutes les épreuves de la vie avec sérénité et souriait discrètement à chaque évènement qui aurait contrarié n’importe quel quidam.

Lorsqu’elle était arrivée dans cette nouvelle région, elle savait que cela ne serait pas facile. Mais peu lui importait, puisqu’elle avait retrouvé les mêmes âmes qu’elle avait quittées. Malgré les kilomètres qui la séparaient de ses anciennes attaches, elle avait continué à s’imprégner des présences invisibles qui l’accompagnaient, fidèles à son allure. Même dans le train qui l’avait emmenée là, elle n’avait pas ressenti cette solitude, ce vide qui lui faisait craindre un long voyage de plusieurs heures. Elle avait tout quitté pour aller étudier dans une école spécialisée et depuis, elle était certaine que ce tour du destin lui était favorable.

Elle n’était arrivée que depuis quelques mois, mais déjà une ribambelle d’amis lui proposaient des sorties, des week-ends de folie d’étudiants esseulés. Sa vie sociale était comblée et pourtant, personne ne la connaissait vraiment…

Les autres habitaient en sardines des cabines dortoirs proches de l’école, elle avait la chance de pouvoir vivre dans une charmante maison aussi petite qu’un dé à coudre, mais tellement jolie, située dans un paradis de verdure.  Au fond de sa cour, un portillon donnait sur un chemin, bordant une prairie toujours en fleurs. Lorsque Carrie avait la joie d’en entendre grincer les gonds, elle savait que c’était le moment. Ses amis invisibles l’attendaient. Elle ouvrait la porte arrière de sa maisonnette, passait devant son vélo, qu’elle avait posé contre le lierre, et l’aventure commençait. Le portillon ouvert l’appelait, puis, c’était les fleurs aux senteurs merveilleuses qui la faisaient presque flotter sur l’herbe. Comme à chaque fois, elle ne stoppait sa marche qu’une fois au bord de la falaise.

Le vent dansait alors dans ses cheveux, elle se sentait comme un oiseau, en équilibre sur la branche. Personne n’existait plus, que les fées qui dansaient autour de ses bras écartés, telles des graines de pissenlit accrochées à leur parachute blanc. Son bonheur était sans tache. Cet endroit était un havre de paix, un bout du monde qu’elle seule connaissait et dont le seul accès était sa maisonnée.

Un jour, pourtant, un des étudiants trouva la porte de son refuge. Il devait l’avoir suivie, intrigué sans doute par sa façon d’être et plus curieux que les autres. Elle fut troublée de le trouver devant sa porte, mais n’en fut pas fâchée et lui rendit son sourire. Curieusement, les amis invisibles de Carrie ne disparurent pas en la présence de l’invité inattendu,  pour cette raison la jeune fille décida de lui faire confiance. Il ne demanda pas d’entrer, il s’assit simplement dans l’herbe, devant la maison dé à coudre et suivit des yeux le chemin tortueux du lierre sur la façade. Puis, il sourit simplement à Carrie, des étoiles plein les yeux.  Ils discutèrent de la nature, des fleurs et des oiseaux, de la magie des libellules qu’il n’avait pas manqué de remarquer autour de la jeune fille. C’était incroyable ! Il semblait posséder la sensibilité de la jeune fille.

Tinno, c’est ainsi qu’il se nommait, revint plusieurs fois s’asseoir devant la maison couverte de lierre. Carrie et lui parlaient de choses et d’autres, et puis, un jour, on venait de fêter la chandeleur,  le jeune homme se lança. Il baissa les yeux et fit promettre à la jeune fille de ne pas se moquer de lui. Rassuré par le sourire chaleureux de sa nouvelle amie, il lui parla de sa vie. Il avait, lui aussi, voyagé avant de venir dans cette école. Mais il s’y était senti très vite seul. Ce globe-trotter avait parcouru la moitié de la planète avec sa famille. Depuis qu’il était petit, il suivait son père de pays en pays. Ce dernier creusait des puits, plantait des champs, sur des terres sans vie, où il fallait nourri les gens. Ce merveilleux père avait transmis son esprit philanthrope au jeune homme, qui rêvait qu’un jour, lui aussi distribuerait le bonheur.  Leurs chemins s’étaient séparés alors qu’il était assez grand pour choisir sa propre vie et c’est de là qu’étaient nées ses amitiés avec les elfes des prés. Carrie ne rit pas de cette révélation, elle sourit d’aise. Soudain, du fond de la cours,  le portillon grinça. Se pouvait-il que le jeune homme aurait le droit de la suivre ? Comme il grinçait de plus belle, Carrie se leva et tendit la main à son ami. Pour la première fois, elle allait présenter ses amis à quelqu’un. Mais elle en trouva d’autres encore.  Le jeune homme, fou de joie, retrouva ses elfes perdus et ces derniers se mirent à tourner autour de la robe de Carrie, pour la faire danser. En chantant et en gambadant, ils arrivèrent  au bord de la falaise. Carrie prit la main de Tinno et lui montra qu’il pouvait offrir son visage aux embruns sans craindre de tomber.

 

Un homme et une femme se tenaient aussi par la main devant le portail de la maison dé à coudre. De là où ils se tenaient, ils apercevaient Carrie et Tinno au loin.

_          Vous êtes certain qu’elle va bien ? demanda la femme à un autre homme.

_          Ne vous inquiétez pas, elle se sent de mieux en mieux. Au début, elle ne sortait pas, maintenant, elle va très souvent dans le jardin.

_          J’aimerais tellement lui parler…

_          C’est encore trop tôt, vous risqueriez de briser l’équilibre qu’elle s’est construit.

_          Mais elle doit être si seule !

_          Détrompez-vous. Elle participe bien à la vie du centre. Elle aime s’isoler de temps en temps, mais les pensionnaires l’adorent. Vous voyez, elle s’est même fait un ami.

_          Qu’est-ce qu’il a ?

_          La même chose, un choc psychologique. Il est là depuis plus longtemps, et il n’avait pas dit un mot avant que votre fille arrive. Je ne pense pas me tromper en disant que les traitements et leur amitié pourraient bien les aider à revenir en douceur dans le monde réel.

ERB



30/01/2016
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